Premiers Pas

L'écologie. Effet de mode ou réelle prise de conscience, on ne peut nier l’engouement criant pour le retour au naturel. Les démarches sont diverses et variées : acheter bio, trier ses emballages, réduire ou repenser ses déplacements en voiture, consommer moins et mieux…

Késkecé Ksa?

[Nom féminin]

  • Science ayant pour objet les relations des êtres vivants avec leur environnement [...] ainsi qu'avec les autres êtres vivants.
  • Synonyme courant de écologisme.

Ha ! Et donc... écologisme ??

{Nom Masculin]

  • Position dominée par le souci de protéger la nature et l'homme lui-même contre les pollutions, altérations et destructions diverses issues de l'activité des sociétés industrielles[...].

<Merci Larousse. On note que dans la description complète, il est précisé que l'écologisme a pris une dimmension toute politique depuis 1980, avec le développement de partis écolos.>

Adhérer à l'idée.

Dans l'ensemble, chacun y va de son petit geste, et part de ce qui lui semble à l’instant T, le plus important (et parfois aussi le plus réalisable). Soyons honnêtes, rares sont ceux qui abandonnent la voiture du jour au lendemain pour le vélo. Ou qui décident de créer un potager grâce

à la permaculture sur leur terrasse. Ou qui sortent la machine pour coudre leurs vêtements sur un coup de tête. Ou... vous avez saisi ?

A mon sens, la sensibilité au naturel est d’abord initiée par l’éducation et les valeurs qui y sont transmises. La génération de jeunes adultes actuelle n’était pas encore soumise à cette vague de prise de conscience du fragile équilibre des forces de la nature. Ni de l’importance de la préserver par un ensemble conséquent de moyens. En plein développement aujourd'hui, nos enfants et petits-enfants y seront sans doute bien plus attentifs.

D’autant plus qu’il y a pléthore de manières d’y faire entendre sa sensibilité.

Trouver sa voie.

Pour un novice, un consommateur classique, un nouveau-né dans le domaine du naturel et de l’écologie, il y a toujours un élément déclencheur. Il permet souvent d'identifier le domaine d’action (Tri des déchets, Minimalisme, Végétarisme, Fait-Main, Consomm’action ou Consommation Raisonnée.) ou encore l’objectif final (préserver ma santé/celle de mes enfants, ne pas participer à la souffrance animale, préserver la planète…).

Les moyens sont divers et variés pour y parvenir, mais finalement tous se rejoignent et se rassemblent autour de l’écologi(sm)e. Protéger la planète.

Quelle que soit la raison principale des choix éclairés des acteurs écolos, le premier objectif est rarement financier. Pourquoi ? On nous serine à longueur de journée que le bio, c’est cher, qu’acheter du verre plutôt que du plastique, c’est cher aussi, que les substituts carnés sont doublement voire triplement facturés, rapport à la tranche de jambon… Idées reçues ? Pas toujours, en fonction de la ville ou région dans laquelle vous habitez, de votre aisance à trouver proche de chez vous (ou pas, coucou les campagnes) un référencement qui correspond à votre envie besoin de naturel.

 

L’idée qui nous sauverait, serait peut -être simplement de ne pas comparer…

« Oui mais mon budget n’est pas extensible ! » Je les entends d’ici, les réfractaires au changement, les frileux de l’avancée vers l’inconnu. On l’est tous un peu, frileux de l’inconnu, pas de jugement ici, entendons-nous bien.

Ne pas comparer, ce n’est pas une question de budget. Nous avons un budget pour remplir notre réfrigérateur, soit. Respectons-le !

Lancer le bébé.

Comment ? En revoyant totalement la manière de consommer. Par exemple, si l’on remplace son jambon par des produits simili carnés parce que le végéta*isme nous a convaincu, le manque à gagner est important… Mais pourquoi remplacer ? Le régime change, l’assiette change. Tout est question de rééquilibrage, de changer nos habitudes. D’autant plus que les simili-carnés restent des produits transformés, contenant régulièrement arômes (même naturels), conservateurs, colorants (les E-machins trucs des compositions, c'est ça!)…

Question écologi(sm)e dans le tri, même combat. Les bouteilles en verre coûtent cher. Elles sont parfois même introuvables dans nos supermarchés (le jus soit, mais de l'eau dans des bouteilles de verre chez vous ? Filez donc vérifier à super U tiens !). Quand ô bonheur, on en trouve, elle ne sont malheureusement jamais (ou du moins plus maintenant, et pas encore re-) consignées. Pourquoi ne pas investir dans du durable, et choisir plutôt un outil qui assainira et filtrera notre eau, directement depuis le robinet ? C’est un investissement (approximativement quatre doigts et un genou), mais sur la durée, et au prix des bouteilles en plastique… Êtes-vous réellement perdants ?

Dans le même ordre d’idées, on a tous/tes entendu parler du "zéro déchet" non ? Le Graal vers lequel de plus en plus se projettent, grâce (mais pas que) à la médiatisation de la Française (cocorico !) installée aux États-Unis, Béa Johnson (son ouvrage ici). Alors quand on voit le nombre de fois par semaine/mois qu’on sort nos poubelles, on se demande franchement : MAIS COMMENT FAIT-ELLE !?!

Encore une fois, c’est du petit à petit. C’est réussir sur un peu tous les plans de notre vie, à consommer différemment, mieux, moins, pour simplifier sa vie. Prendre le temps pour d’autres activités. C’est repenser son existence, ses habitudes, sa manière d’aborder les courses, d’aborder le ménage, le rangement. C’est s’informer, créer aussi, et rechercher des sources d’informations fiables. C’est essayer.

Et après ?

A chaque petit pas qu’on se voit réaliser… C’est de la fierté.